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Je viens de faire un cauchemar.

Posté par ©Péache pro le 15 septembre 2006

Je viens de faire un cauchemar.

J'étais dans une immense maison, insensée, illogique, grande, avec des rues, avec des restos, mais c'était une maison.

A la mer, à Grenoble, enfin, j'essayais d'y aller avec ~too busy, son pseudo Shenzhou ...

Enfin, ca a démarré ainsi. On se retrouvait en montagne, et fallait tourner à gauche pour descendre sur la ville, pour descendre de la montagne, mais la miss n'y arrivait pas, jamais, elle loupait le carrefour tout le temps, alors finalement, elle allait dans cette ruelle qui s'est transformée en maison.
Cette maison était à moi.
Elle était parfois en travaux, parfois elle ressemblait à un chateau, avec des jardins intérieurs, parfois à des sous sols de parking, en béton avec une pov' peinture blanche, et des établis pleins d'outils.
Y'avait des restos, des lampions, vous savez, des trucs ouverts sur la rue, style les petites ruelles mexicaine ou je sais pas quoi, avec des terrasses beaucoup d'animations ... Mais ca faisait partie de ma maison.
Y'avait une fête, un mariage ou un truc comme ca. Selon ou j'etais à la réception, c'était dehors ou dedans, dans une immense salle bleutée avec des colonnes et des psychédélismes noir au mur, ou en plein air avec un estrade, une scène.

FlashBack, je suis dans un train, je vais à cette maison, avec un train rempli de potes, en fait, train couchette. Des potes partout, des connus, des pas connus, et partout partout, des potes, des entités "potes".

Et là, à la réception, avec tout ce monde, inconnu, potes, gens seulement connus connaissance ( Tout le monde m'était familier, en fait ), y'a un truc, une sorte d'éclair, ou de malédiction qui tombe sur tout le monde, enfin, je sais plus trop l'élément déclencheur ...

Et là, tout le monde veut me tuer. Y'a que moi et un ou deux ou trois ou quatres autres amis, qui sont pas touchés. Mais moi, j'suis important, parce que l'envie frénétiquement hypnotysée de me tuer et de déclencher la folie meutrière envers moi et mes 3/4 rescapés, y'a que moi qui peux la neutraliser.

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Et là, tout le monde commence à s'entretuer. Avec des sortes de petits couteaux en papiers aggloméré, des trucs en carton parpier, la, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à des spatules pour retirer en raclant la creme dépilatoire.
Mais ca saigne, hein, je vois pas forcément la boucherie, mais je la ressens, j'ai le ressenti associé à une séance de boucherie !

Et là, je sais pas pourquoi, mais je sais d'un coup que l'on ne peut rien me faire tant que je fais "Haaaaaaaaaaaaaaa", sur un ton monotone, en continue. Voila. "Haaaa". Je sais pas pourquoi.
Alors je vois les gens qui ressemblent à vous et à moi et à n'importe qui ( des petits, des gros, des grands, des maigres, cheveux longs, courts, lunettes, tresses, tout ca, vraiment pas cliché psychotique tueur sociopathe, ni meme vous et moi à une soirée spéciale, nan, vous et moi journée classique endroit classique, y'a deux secondes on pensait à son diner, et maintenant on veut tuer tout le monde),

Je les vois donc se tourner vers moi avec une folie dans les yeux. Un regard sidéré, un peu, yeux grands ouverts ... Folie meutrière, bouche ouverte, tout ca ... Et je me mets à "Haaaaaaater", et alors ils se détournent de moi et se tuent entre eux. Quand je haaaate, ils s'occupent plus de moi, mais se tuent entre eux. C'est bizarre.

Sauf que ne s'occupent plus de moi que ceux qui sont à proximité, dans le sens ou ils veulent plus me tuer. Mais ils me regardent, sidérés, bovins, et là, t'as une raclette de creme dépilatoire qui fait WEEET et pour ils meurent, parce que les autres continuent, eux, à tuer.

Et puis je cours, en haaaatant, je cours, je me cache, mais y'a toujours une lucarne ou les autres qui se mettent à me suivre tout en me faisant rien mettent leur visage et me découvre caché, etc ... Je suis jamais à l'abri, et de temps en temps, ils captent un de mes potes rescapé qd meme !

Alors mon haaaa est efficace, je le ressens, ils me feront jamais rien tant que je le fais, meme si ils me suivent quand meme, me regardent. Dès que j'arrete de le faire, je sens une vague monter en eux, comme si on les rebranchait apres les avoir mis en pause, et zouuuu, ils s'approchent de moi. Alors je haaaate ... A des moments, je me rends compte que je ne le faisais plus, que ma voix c'était coupée, pouf, plus rien ... Alors grosse panique, vais je réussir à le refaire ? Et "Haaaaaaa" ... et voila ...

Donc course, planque, panique, quand donc ca va s'arréter, ils me veulent, ils veulent me toucher, je vais sentir leurs mains, tout ca ... beurk !

Et je courais, et y'a ...


Plus rien.
Je me suis réveillé.
J'ai pas bien compris pourquoi, ou je ne sais pas quoi. J'ai eu l'impression que mon esprit ne voyait pas de happy end, ou ne voyait meme pas de end à ca, alors il a arrété ma sieste parce que ca partait en couille et en impasse.

Ca me donne l'impression qu'on doit se faire remarquer ( "Haaaaa" ) pour pas se faire bouffer ( Crème dépilatoire et raclette ). Que chacun entre nous, on est une meute, qu'on passe notre temps à nous détruire ( tuerie ), sauf un petit groupe qui se protège mutuellement, nos amis proches ( les rescapés ). Qu'on est visibles, évidement ( regard bovin qui me fixe ), mais que pour être sauvé, faut pas être fondu dans la masse.

Je ne voyais jamais un corps mort, je ne voyais jamais de mort, de cadavre ! Tout le monde s'entretuait, mais personne mourait, j'avais l'impression pourtant de ne jamais voir les memes personnes. Donc plus l'image de la relation de la destruction que celle de la mort la vraie, ce qu'on appelle en psychologie la "pulsion de mort", face à la "pulsion de vie" ...

Pinaise, j'suis pas expert en rêve, ca veut sans doute rien dire, je me voyais mal faire pendant cette sieste un court métrage sur ma représentation de la vie, mais c'est ainsi que dans un premier jet, je vois les choses, et pourtant, c'est pas du tout ma manière de penser, quand je suis éveillé, je suis qqn d'optimiste et de positif, qui croit beaucoup voire trop en la bonne nature des gens et leur premier instinct "bon" dans la relation.

A voir, tiens ...

*morceau choisi.  


Putain, ce que tu m'as fait vivre ...

Posté par ©Péache pro le 10 septembre 2006

Ecrit en son temps ... retrouvé ce soir, parce que merde.




Juste une question

Pourquoi ?

Haï moi, que je me nourrisse de ta bave ...

Dis moi, hein ? Pourquoi quand je pense à toi j'ai les ongles qui me brulent ? Hein ? Parce que je sens encore ton sang en dessous ? Parce que la marque de la griffe ne partira pas avec le temps ? J'ai soif, mais soif de haine, soif de pourriture ! Je veux entendre tes côtes craquer ! Je veux que tu me dises d'une voix etoufée que tu regrettes, que tu voulais pas, que ca ne devait pas arriver ! Tu es la, tu es comme ca, et je t'emmerde ! Ainsi, toujours, jamais, à jamais, pour toujours ! Tu es maudit et tu me pourris ! Les odeurs de putréfactions sont indélébiles ! Je veux t'enfoncer, te réduire à rien, mais te laisser voir, voir ce que tu as fait de moi, ce que tu as changé en moi ! Je veux te laisser entendre, je veux que tu m'entendes pleurer, je veux que tu entendes ce que les autres, ces autres qu'on aime hair autant, disent maintenant de moi, de ce que tu as fait de moi.

Moi ? Ha non, pardon, je n'ai plus de moi, tu me l'as volé, tu m'as torturé, tu as mis en moi des plaies qui jamais ne fermeront, tu me ronges, tu m'etouffes, tu me fais érupter des rots de violence, de haine, d'un amour qui ne sait plus aimer, d'une manière qui ne sait plus faconner ! Rentre sous terre, oublie de vivre et de respirer ! Haine, vengeance, déraison, finition... Pars ! Pourquoi alors tout ca ? Pourquoi sentir les yeux me bruler quand ma tete à exploser pense à toi ? Tu n'es rien, mais tu diriges tout !

Mange, mange, mange à en crever de cet excrément que tu nourris, de cette chose que tu fais naitre pour mieux tuer. QUI ES TU ? Implose, rempli que tu es d'une frustration sans égale, Explose, dans cet abime que tu créais chaque PUTAIN de jour !
Tu n'as rien mais je t'ai tout donné ! Comme une fois en souffrance, comme une fois en exigeance, je t'excècre, je te maudis, ici, maintenant, là bas, où que tu sois ! Je te rejette, je me rejette donc car tu m'as volé mon identité, tu m'as faconné à ta facon née d'une brute et d'un mensonge ! Vie, mort, agonie, putréfaction, putréfaction ... Ton odeur me répugne, ta vue me dégoute, POURQUOI ALORS ES TU COMME CA ???!!!

Qui pourra m'enlever ca ...?
Qui es tu ?
Ouais, je suis sociable, intégré, entouré, célibataire ! Mais j'ai pas besoin de toi car c'est en partie à cause de toi, que je n'assume pas ... ! 


Bientôt chomeur ...

Posté par ©Péache pro le 1 septembre 2006

Voila
Embauché le 16 juin 2006, pour un CDD jusque fin aout ...

Educateur spécialisé, en foyer d'acceuil d'urgence, en banlieue parisienne.
Avec des adolescents de 12 à 18 ans, en situation de crise, d'abandon, de déscolarisation, de violence, de maltraitance, physique ou psychologique, de viols, etc ...

J'aime. C'est bizarre, hein, mais j'aime. Je ne sais pas ce que j'y recherche, si jamais j'y recherche quelque chose. Mais j'aime énormément travailler la bas, comme depuis 1 an et demi.

Simplement, cet été, ca a été à plein temps. J'ai tout eu, ils m'ont tout fait. Les crises de larme, de joie, de pleurs, d'hystérie, de je ne sais pas quoi parce que je suis plus ado depuis longtemps.

J'ai gueulé, mais j'ai tellement ris, j'ai tellement pensé, j'ai eu du mal à dormir en pensant à des situations de ces jeunes, comment me réajuster, penser les choses autrement ... Saleté de job, saleté kiffante !

Mais j'ai eu.
J'ai été pris pour un père, ca a été violent pour moi. Un ado de presque 18 ans qui me fait un gros transfert sur le coin du nez, me disant qu'avec moi, c'était comme quand ca se passait bien avec son père. PAF. Prends toi ca dans les dents, surtout quand tu sais les relations qu'il a maintenant avec son père. PAF. Sacré lui, je l'kiffe, ce gosse, il est trop ...

Les autres.
Partis. c'est ca, l'urgence. J'ai annoncé mon départ aussi. "Mais qui c'est qui va te remplacer ?" ... Personne, loulou, c'est moi qui remplace.
J'ai 23 ans, j'ai du mal à dire mon age sur ce lieu de travail.

J'ai approfondi mon humanité, je crois.
Et parfois, ca me fait flipper !

Putain, j'apprends tellement, ainsi !


A la mer ...

Posté par ©Péache pro le 31 juillet 2006

Je rentre, là

J'suis meme pas dégouté, en fait ...
J'fais que rentrer, et ca va.

119 euros de depensé pour le Train, pff, et alors ? Ca valait le coup, pinaise !

J'etais la ou le vent souffle fort, la ou il soulève des grains de sables, la ou la mer est en face, la ou tu te baignes ...

Haaa ! J'etais la ou tu tournes un oeil à droite tu vois une amie d'enfance, tu tournes un oeil à gauche tu vois un ami aussi de longue date ...
J'suis resté que 3 jours, mais je me sens autrement, tout simplement ...

J'adore.
Merci, Mo, merci Fab, Merci Claire Merci Xav ... Hourra !

( Et merci à Jenny et Francois sans quoi ce week end aurait ete un chouilla compromis ! :p )  

Tags: week end mer